Les enjeux des vingt prochaines années de la forêt de Bercé se jouent en ce moment
Marine Renaudin, directrice ONF Pays de la Loire et Nadeige Maillard, cheffe de projet aménagement forestier ont échangé autour de la révision de l’aménagement de la forêt de Bercé.
L’Office National des Forêt dresse actuellement le cahier des charges de la révision de l’aménagement de la forêt domaniale de Bercé, Forêt d’exception. A mi-étape, l’ONF a consulté ses partenaires.
C’est face à un comité de pilotage Forêt d’exception élargit à de nombreux partenaires que la directrice de l’agence territoriale ONF des Pays de la Loire, Marine Renaudin et Nadeige Maillard, cheffe de projet aménagement forestier ont animé une réunion d’échanges sur le projet de révision de l’aménagement de la forêt domaniale de Bercé, forêt d’exception.
Le comité de pilotage était quelque peu remodelé suite aux dernières élections municipales.
L’écriture du projet d’aménagement portera des actions pour les vingt ans à venir. « Au niveau de l’homme, c’est très long mais pour nos chênes sessiles, c’est une simple étape qu’il ne faut pas rater », indiquait la technicienne de l’ONF.
Les enjeux sont très forts pour le gestionnaire national de la forêt. « Le nouvel aménagement vise à assurer la résilience et le renouvellement durable de la forêt par la préservation de la biodiversité, par la protection contre les risques naturels et par le maintien des différents services rendus à la société comme la récolte de bois, l’accueil du public ou la préservation de la ressource en eau. » Avec en toile de fond, l’enjeu de la montée des températures estimée à + 4° à l’horizon 2100. Voilà qui pourrait chambouler la résistance de nos arbres à de telle température.
Pour y faire face, l’ONF va développer certaines stratégies notamment en développant la trame de vieux bois au travers d’îlots de vieillissements où l’âge d’exploitation des chênes passe de 180 ans à 270 ans. Des îlots de sénescence (en évolution naturelle sans sylviculture) et une trame d’arbres habitats disséminés à haute valeur biologique. « Le but étant de rétablir le chaînon manquant du cycle naturel en créant un réseau fonctionnel pour assurer la continuité spatiale des microhabitats liés au bois mort et aux vieux arbres. »
Pour asseoir ses choix, l’ONF aura lancé de nombreuses études naturalistes auquel se sont ajoutées des analyses notamment paysagères, DFCI (défense feux de forêt) ou du patrimoine archéologique.
Le calendrier de la révision de l’aménagement se décompose en huit étapes. La concertation avec tous les partenaires de ce mardi marquait la moitié du chemin parcouru pour Nadeige Maillard.
La validation interne des grands choix d’aménagement est fixée en avril 2027 et sa restitution aux partenaires en octobre 2027. Et le dépôt officiel du cahier des charges présentant le maintien dynamique de la forêt d’Exception sera déposé fin 2027 et valable jusqu’en 2047.
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