Le Pic épeichette de Jacques Lelong raconté
Bercé naturellement expose vingt-six clichés de seize photographes locaux dans le centre bourg de Marigné-Laillé jusqu’à fin octobre. Chaque photo recèle une histoire. Jacques Lelong nous raconte la sienne.
L’exposition photographique et les animations de Bercé naturellement se poursuivent cet été. Sur les vingt-six clichés exposés dans le centre bourg, celle de Jacques Lelong attire l’œil. Il nous conte l’histoire de sa photographie du pic épeichette exposée.
Jacques Lelong nous raconte sa photographie.
Je dois ma participation à l’exposition de Bercé, naturellement à la sollicitation de Rémi Lépinay. (N.D.L.R. : photographe naturaliste et organisateur de l’exposition). Nous nous connaissons de longue date car nous étions membres de l’association Groupe Photo Nature, fondée en 1975, regroupant des photographes animaliers de la région, Sarthe et Orne notamment. J’ai repris contact avec tous ces amis photographes à mon retour en Sarthe en 1995.
Alors que je recherche la présence de martins-pêcheurs sur les bords de La Vègre, j’entends le tambourinement caractéristique de ce petit pic de la grosseur d’un moineau. Le tambourinement est long avec un rythme élevé, tel celui d’une machine à coudre. Celui-ci est émis lors de la reproduction pour le marquage de son territoire. Je recherche donc la loge sans trop d’espoir car ces pics fréquentent plutôt les branches hautes des arbres. Je découvre cependant la loge dans un arbre mort à 4 m du sol environ et situé au bord de la rivière.
Je trouve un lieu d’affût sur la berge opposée de La Vègre à une dizaine de mètres de l’arbre. La distance et la présence de la rivière entre l’affût et l’arbre vont me permettre d’opérer en toute sécurité pour la quiétude des oiseaux, c’est un point important à s’imposer pour des photos à proximité de nids. L’éloignement sera compensé par le matériel que j’utilise alors. Je dispose d’un objectif 500 mm muni d’un multiplicateur 1.4. Cela équivaut à une focale de 1120 mm qui ne permet pas de gros plans, mais prendra les images des passereaux dans leur environnement.
J’effectue 24 heures d’affût échelonnées sur un mois, de fin avril à fin mai pour un peu plus de 500 images dont celle qui est exposée. Il s’agit de l’envol du mâle après nourrissage, reconnaissable à la calotte rouge qui le différencie de la femelle.
Je n’ai pas eu le loisir de photographier les jeunes au nourrissage à l’entrée de la loge comme je l’espérais, le nid a sans aucun doute été prédaté.
On trouve le Pic épeichette dans toute la France. Bien que présent sur l’ensemble du territoire, il l’est en abondance faible : on estime à 25 000-50 000 le nombre de couples en 2013. C’est une espèce considérée comme vulnérable et en diminution.
https://jacqueslelong.wixsite.com/photo-nature
Initiation à la reconnaissance d’oiseaux avec la LPO
La dernière animation estivale de l’association Bercé Naturellement sera organisée conjointement avec la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) Sarthe. Elle aura pour thème : Découvrir et reconnaître les oiseaux des lisières et du bocage. Le rendez-vous est fixé dimanche 25 août à 10 h au Rond de la Lune, en forêt de Bercé.
« La sortie consiste à une initiation à la reconnaissance visuelle et auditive d’oiseaux communs de lisière de forêt et du bocage : pics, grimpereaux, fauvettes, mésanges, etc. Le long d’un parcours d’environ 4 km auquel s’ajouteraient des informations sur l’écologie de la forêt», avertie Vincent Chauchet, animateur de la sortie. Il sera accompagné par Arnaud Cornilleau, tous deux bénévoles à la LPO.
Il est fortement conseillé d’apporter des jumelles et de télécharger au préalable l’application gratuite : Merlin Bird par Cornell Lab « Très certainement un outil intéressant pour la reconnaissance auditive sur le terrain. »
La sortie est gratuite.
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