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Les forêts sarthoises au secours de Notre-Dame de Paris ?

par Pascal Corbin 26 Avril 2019, 21:50

Après le catastrophique incendie de Notre-Dame de Paris, les interrogations sont soulevées sur la participation des forêts sarthoises pour la reconstruction de la cathédrale.
« Pour le moment, l’ONF et les acteurs de la filière forêt bois se mobiliseront bien sûr, dès que l’Etat donnera les choix et orientations de la reconstruction de cet édifice classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO, » indique Romain Perrot, Chargé de communication à l’agence territoriale ONF Pays de la Loire.
De nombreuses rencontres et contacts au niveau national se jouent actuellement pour coordonner cette mobilisation selon les différentes hypothèses de reconstruction, que ce soit le privé ou le public. « Nous ne savons encore si la reconstruction se fera à l’identique, mais bien évidemment les forêts françaises, publiques et privées, sont mobilisées pour ce joyau de l’architecture médiévale. La réflexion est toutefois menée au niveau national. »
La forêt domaniale de Bercé, tout comme Tronçais, est citée comme disposant des plus belles et des plus anciennes futaies de France. On se souvient qu’en février dernier un chêne de 357 ans a été abattu en forêt de Bercé avec des dimensions exceptionnelles : 45 m de haut dont 22 m de fût et correspondant à près de 20 m3 de bois.
« Bercé et Perseigne pour la Sarthe, Le Gâvre pour la Loire-Atlantique, Chandelais pour le Maine-et-Loire ou encore Mervent pour la Vendée sont des exemples de massifs disposant de chênes d’une qualité exceptionnelle, susceptibles de fournir la matière première idéale pour un tel projet de reconstruction. La région compte de nombreuses forêts prestigieuses et reconnues pour la qualité de leur bois. » Comme l’a affirmé Aymeric Albert, Responsable commercial des ventes de bois à l’ONF, la forêt française peut fournir les chênes nécessaires à la construction de la charpente. Les besoins pour le chantier de Notre-Dame sont estimés à 1 500 m3, soit, pour obtenir ce volume de bois utilisable, quelques 3 000 à 4 000 m3 à couper. Il
est donc produit plus de deux cents fois le volume nécessaire.
Il est encore trop tôt pour s’avancer après un tel drame ou faire des effets d’annonce. « Cependant il est important pour nous de réaffirmer que la forêt française, dont celle des Pays de la Loire, est en capacité de répondre aux besoins d’un tel chantier. Les forestiers se mobiliseront pour sélectionner les arbres à partir des directives qui seront fixées par les compagnons charpentier. »

La forêt sarthoise et régionale en capacité à répondre aux besoins de reconstruction de Notre-Dame de Paris.
La forêt sarthoise et régionale en capacité à répondre aux besoins de reconstruction de Notre-Dame de Paris.

La forêt sarthoise et régionale en capacité à répondre aux besoins de reconstruction de Notre-Dame de Paris.

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