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L’INRA ausculte les chênes sessiles de Bercé

par Pascal Corbin 30 Juillet 2017, 08:48

Les différentes variations climatiques passées sont inscrites dans le coeur des chênes sessiles bicentenaires de la forêt de Bercé. L’INRA et l’ONF analysent à sa capacité de résistance. L’ONF (Office National des Forêts) et l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) ont lancé sous le financement de l’Agence Nationale de Recherche, une étude nationale portant sur l’adaptation des chênes sessiles et pédonculés à la sécheresse. Les acteurs de ce projet de recherche au nom technique H2Oak sont passés la semaine dernière près du rond de Pezeray en forêt de Bercé.
Sur une parcelle de très vieux bois classée grand cru de l’ONF, les agents de l’INRA ont procédé à un carottage sur 15 chênes bicentenaires. L’étude s’achèvera l’an prochain et porte sur 16 sites forestiers de la façade atlantique à la mer Baltique. Les massifs sélectionnés sont principalement les plus belles chênaies européennes dont Bercé fait bien sûr partie.
« Pour caractériser l’environnement de ces peuplements exceptionnels, une description écologique approfondie est menée (sol, flore, dendrométrie et climat), mais aussi une analyse de la réponse de la croissance des arbres aux événements de sécheresse passés,
enregistrée dans les cernes du bois. Pour cela des prélèvements de carottes de bois sont nécessaires dans ces différents peuplements. Ce programme de recherche est conçu pour
connaître la part de la composante génétique dans la réponse à la sécheresse des chênes
» avance Stéphane Ponton, chercheur de l’unité Ecologie et Ecophysiologie Forestière de l’INRA de Nancy. Chaque carotte sera analysée au microscope : « On va pouvoir reconstituer la vie de l’arbre et sa capacité de résistance à la sécheresse en confrontant les largeurs de cerne mesurées aux données climatiques locales anciennes »
Alors pourquoi le chêne sessile ? « Avec l’augmentation des sécheresses, on se pose des questions. Le chêne doit continuer de produire et bien être réparti en France. C’est une question économique. À terme, cette étude pourrait impacter les grandes directives
d’aménagement forestier sur le plan national.
» Confirme Joël Guitton, responsable sylviculture ONF et chargé de travaux. À l’issue des prélèvements, pour éviter toute blessure du chêne, une cheville de bois comble l’emplacement de la carotte en guise de pansement.

Stéphane Ponton, chercheur unité écologie et écophysiologie forestière de l’INRA de Nancy et Joël Guitton, responsable sylviculture ONF et chargé de travaux, auscultent les premiers prélèvements
Stéphane Ponton, chercheur unité écologie et écophysiologie forestière de l’INRA de Nancy et Joël Guitton, responsable sylviculture ONF et chargé de travaux, auscultent les premiers prélèvementsStéphane Ponton, chercheur unité écologie et écophysiologie forestière de l’INRA de Nancy et Joël Guitton, responsable sylviculture ONF et chargé de travaux, auscultent les premiers prélèvements

Stéphane Ponton, chercheur unité écologie et écophysiologie forestière de l’INRA de Nancy et Joël Guitton, responsable sylviculture ONF et chargé de travaux, auscultent les premiers prélèvements

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