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Un fait historique marque la fin des arbres baptisés

par Pascal Corbin 30 Juillet 2015, 09:28

La dénomination du Chêne Georges France Muriel a été une entrave au règlement. En forêt domaniale de Bercé, une dizaine d’arbres porte le nom de personnalité. Pourtant, depuis la mésaventure du chêne de la Résistance (ex-chêne maréchal Pétain) dans la futaie Colbert en forêt domaniale de Tronçais (dans l’Allier) en février 1943, la nomination est interdite en forêts domaniales.

La raison ? Dès l’installation de Pétain au pouvoir fait, les soutiens du nouveau régime voulurent glorifier les nouveaux dirigeants de l’Etat Français. Aussi, le 5 novembre 1940, ils baptisèrent en grande pompe l’un des plus beaux chênes de la futaie Colbert en forêt domaniale de Tronçais, chêne Maréchal Pétain. Cette dénomination ne fut pas du goût de certains bûcherons travaillant dans la forêt et résistants. Ils remplacèrent la plaque par une autre sur laquelle ils avaient inscrit Chêne Gabriel Péri : rappelant le supplice du député communiste livré par le gouvernement de Pétain à ses bourreaux allemands. Il avait été fusillé le 15 décembre 1941. À la libération, l’administration refusa ce choix. C’est Pierre Villon, député et ex-membre du Conseil National de la Résistance, qui proposa d’appeler cet arbre symboliquement : chêne de la résistance. Ce qui fut accepté.

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