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Le GIC de Bercé contrôle les nuisances des sangliers

par Pascal Corbin 9 Février 2014, 10:48

Au sein du Groupement d’Intérêt Cynégétique (GIC) de Bercé, Jacky Hamiot est le spécialiste des sangliers. Une méthode unique en Sarthe de gestion des dégâts sur le bassin de Bercé a été mise en place. Il nous en parle.

Parlez-nous de cet animal étonnant ? Jacky Hamiot. Le sanglier est un mammifère omnivore, forestier, relativement intelligent et qui vit en groupe. C’est un animal noble, certes indésirable pour les cultures mais très utile pour la dissémination des graines. En termes de biodiversité, il a une importance unique puisqu’il transporte dans son pelage des graines et végétaux. En France, il n’existe aucune méthode de recensement pour le sanglier. Pourtant, Il a un taux de reproduction très important (300 % l’an). Raison pour laquelle nous avons une gestion très difficile et les prélèvements doivent être adaptés. Nous avons classifié cette espèce en trois catégories : Les mâles, les femelles et les laies de plus de 50 kg. Cette dernière catégorie fait l’objet de nos observations.

Pourquoi suivre les laies de plus de 50 kg ? Jacky Hamiot. C’est elle qui stabilise la population de l’espèce. La laie matriarcale apprend aux marcassins à vivre et travailler en forêt. En tuant ces femelles, les jeunes deviennent instables et ce sont eux qui font des dégâts dans les cultures en périphérie de forêt. Or nous rencontrons beaucoup de difficultés à convaincre nos 900 chasseurs du GIC de Bercé à respecter cette logique.

Quel est le fonctionnement de votre gestion des dégâts ? Elle est unique dans le département. Avec la fédération de chasse, nous avons mis en place une carte où nous distinguons les zones à prairie, à culture de maïs ou de blé etc.. Nous marquons cette carte d’un point d’une couleur en rapport avec la culture là où nous rencontrons des dommages constatés et chiffrés par des agents de la fédération. S’il y a une concentration de points, nous établissons un plan de chasse spécifique à ce secteur. Avec cette méthode nous avons chiffré clairement une baisse des nuisances. En 2005-2006 nous avons relevé l’équivalent de 54 ha de dégâts que le GIC a dû compenser financièrement. Aujourd’hui, nous sommes sur un équivalent de 24 ha.

En conclusion ? Cet animal est la bête noire des chasseurs. Si tous les GIC appliquent et font respecter cette méthode, nous pourrions baisser de manière très sensible les nuisances des sangliers.

Le GIC de Bercé contrôle les nuisances des sangliers
Le GIC de Bercé contrôle les nuisances des sangliers
Le GIC de Bercé contrôle les nuisances des sangliers
Le GIC de Bercé contrôle les nuisances des sangliers

Article Ouest-France du dimanche 9 février

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